Cérémonie du dévoilement de la plaque des omis

cérémonie du dévoilement de la plaque des omis

cérémonie du dévoilement de la plaque des omisBeaucoup d’émotions hier matin lors de la cérémonie du dévoilement de la plaque des omis, organisée par la Ville d’Elbeuf sur Seine sous la voûte de l’hôtel de ville. Une cinquantaine de personnes étaient présentes pour honorer la mémoire de 49 Elbeuviens morts pour la France dont
les noms ne figurent sur aucun monument aux morts. Oubliés.

Cette omission d’après-guerre a été révélée par le journaliste et passionné d’histoire Patrick Pellerin. « Lors de mes recherches, je suis tombé sur une liste de 219 morts au combat que les autorités de l’époque avaient écartés. Cette liste avait été publiée en direction des familles fin 1921 avant l’édification du monument. Ces dernières devaient se faire connaître pour que le nom de leur proche soit ajouté. » Il semblerait que 44 réclamations aient été acceptées ; Le monument aux morts lors de son inauguration en 1922 compte 557 noms.

Mais pour quelles raisons certains en avaient été exclus ?

Pour figurer sur le monument, il fallait, selon les critères établis par la commission chargée de dresser la liste des soldats dont les noms y seraient gravés, soit être né à Elbeuf, soit y avoir séjourné ou y habiter à la mobilisation. Normalement… car certains sont passés au travers des mailles du filet. « Pour certains inexplicablement, pour d’autres tout simplement parce qu’ils étaient nouvellement Elbeuviens (donc pas recensé en 1911) ou trop jeunes pour être inscrits sur la liste électorale de 1914, ce qui aurait apporté la preuve de leur présence à Elbeuf. » Ainsi, Georges Louis Tuvache, pâtissier, né à Pont-Audemer en 1895, recensé à Saint-Aubin en 1911, ne pouvait être inscrit sur la liste électorale de 1914 puisqu’il n’était pas encore majeur. Il a été écarté alors qu’il vivait avec sa famille rue de Rouen. Autre exemple : Gaston Damoi. Né à Bosc-Roger, il était fumiste et célibataire. Domicilié depuis peu de temps à Elbeuf, il habitait rue Deshayes et était pompier. Son nom figure sur la plaque des soldats du feu tombés pour la France mais sur aucun monument aux morts, ni celui d’Elbeuf, ni celui de Bosc-Roger, sa commune natale. Tout comme Léon Rémy, originaire de Reims, dont la famille, venue vivre à Elbeuf pendant la guerre, n’est jamais repartie ; ou encore Auguste Goëllner, Aimé Coquerel, Alexandre Sire…

« J’ai multiplié les recherches, recoupé les informations de différents documents administratifs et autres archives pour connaître l’histoire de ces 219 soldats écartés. J’ai alors constaté que 49 d’entre eux ne figuraient sur aucun monument aux morts. » Cette omission a été réparée ; la plaque sur laquelle leurs noms sont gravés est apposée sous la voûte d’entrée de l’hôtel de ville d’Elbeuf, à côté de celles des membres de l’orphelinat morts en 14-18. « Je suis fier que mon travail participe au devoir de mémoire ; et je suis ému que l’on rende hommage à ces hommes morts pour la France, qui ont vécu dans la société elbeuvienne. »

Les 49 omis

Les 49 omis de la Grande Guerre

 

 

 

 

 

A voir le reportage de France 3 Normandie diffusé dans le 12/13 National du 2 novembre à 16:11.

https://www.france.tv/france-3/12-13-journal-national/769345-12-13-journal-national.html

 

Cérémonie des bleuetsDevoir de mémoire
Les jeunes des accueils de loisirs elbeuviens, gérés par Anim’Elbeuf, ont réalisé une soixantaine de bleuets qui décorent depuis la cérémonie du Souvenir français du 1er novembre le carré militaire du cimetière Saint-Jean.

 

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