An Pierlé à la Fabrique

An Pierlé

La compositrice, auteure et chanteuse belge An Pierlé sera à Elbeuf sur Seine vendredi 3 février pour un solo au piano, mélodieux et surprenant. Ce concert inédit est programmé par la Réunion des Musées Métropolitains (RMM) en partenariat avec le 106, dans le cadre de la 2e édition de la Ronde. Rencontre.

Parlez-nous de votre musique ?

J’ai commencé la musique, il y a bien longtemps, au piano-voix. C’est mon point de départ et de plus en plus je m’éloigne de ce chemin, je l’enrichis, je le questionne. J’écris aussi depuis plus de 20 ans avec mon compagnon Koen Gisen. Ma musique est souvent typée pop, mélodique et mélancolique. J’explore beaucoup de choses, toujours avec l’envie, la volonté de ressentir la joie.

An PierléAvec un côté sombre, mystérieux ?

Plus mystérieux que sombre je crois, même si je n’ai pas de problème avec le côté sombre. Avec la musique, on découvre tout ce qui nous tracasse. On prend en quelque sorte une photo de nos sentiments.

Le texte a-t-il autant d’importance que la musique ?

Oui. Je crée les deux parallèlement. Et je travaille aussi beaucoup sur les sonorités des textes. La façon de chanter un mot a un impact sur le sens même du mot, sur sa compréhension, sur son intensité.

Vous écrivez en anglais, pourquoi ?

C’est la langue de la musique pop. Mais j’ai fait une pièce de théâtre musicale pour enfant sur le sommeil et les rêves que l’on a jouée en quatre langues : anglais, allemand, flamand et français. Cette expérience m’a fait bien ressentir l’importance de la sonorité d’une langue, de sa prononciation sur le style d’une chanson. Chaque version est vraiment particulière.

Comment décririez-vous votre voix ? Lyrique et dynamique, cela vous convient ?

Je dirais plutôt dynamique et fluide, à la fois forte et fine, avec un sens des harmonies. Et j’interprète vraiment, je raconte une histoire. J’ai beaucoup d’images dans la tête quand je chante, c’est très cinématographique. Mon idéal est de jouer et de chanter comme un enfant : d’être dans le moment sans me juger, d’être le plus proche de l’intention. Sur scène, si je fais une faute et qu’ensuite j’en fais quelque chose, je prends ça comme un cadeau. Cela me fait sortir de ce qui est écrit, c’est une aventure, une découverte…

Vous allez interpréter en solo vendredi à la Fabrique des savoirs votre dernier album « Arches » construit autour de l’orgue, comment appréhendez-vous ce concert ?

Je vais proposer une version sobre piano-voix, retrouver en quelque sorte le noyau des chansons. Beaucoup ont d’abord été écrites au piano puis arrangées avec d’autres voix, d’autres instruments dont l’orgue, un instrument puissant. Là, c’est le chemin inverse. J’opère une réduction. Ce qui est intéressant, c’est de ne pas tout remplir.

Vous allez jouer dans un musée, l’idée vous plaît ?

Oui beaucoup. Des lieux comme les musées, les églises sont empreints d’autre influences artistiques, architecturales qui peuvent jouer un rôle sur la perception de la musique. Je dois m’adapter au lieu, faire avec ce qui se présente. Et puis, c’est chouette que le public ait quelque chose à regarder à côté de moi.

Vous êtes reconnue pour la qualité de vos concerts, qu’est-ce que la scène représente pour vous ?

J’adore être devant un public, raconter des histoires, partager. Parfois j’ai envie de beaucoup parler, parfois non. Dans ce cas là, je ne me force pas, je fais comme je suis, comme ça vient.

Vendredi 3 février à 20h , Fabrique des savoirs
Rens. au 02 32 10 88 60.

A noter

La Fabrique des Savoirs sera exceptionnellement ouverte de 18h à 20h le jour du concert pour vous permettre de découvrir gratuitement avant le concert les expositions permanentes (peinture, patrimoine industriel, histoire naturelle …).
7 cours Gambetta, Elbeuf sur Seine. Rens. au 02 32 96 30 40.

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