Manufacture Clarenson

 

 

Maison 1740

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Usine Blin & Blin

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cirque Théâtre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pont Guynemer

 

Le patrimoine architectural
Le patrimoine humain
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Les éléments phares du patrimoine architectural d’Elbeuf sur Seine
A la découverte du patrimoine
Les implications du label Ville d’art et d’histoire

Les éléments phares du patrimoine architectural d’Elbeuf sur Seine

>La villa gallo-romaine >Au 10e siècle : début de l'épopée drapière >La période des manufactures >Le 19e siècle : émergence et apogée de l'industrie drapière >1947-1960 la reconstruction d'après guerre >1960-1975 les mutations urbaines >Les années 80 : début de la réappropriation >De la fin du 20e au début 21e siècle

Elbeuf sur Seine présente un patrimoine architectural riche et singulier dont les empreintes s’étalent sur près de 2000 ans.

1er siècle après JC : la villa gallo-romaine

Villa gallo-romaine à double galerie dont il reste les fondations. Des objets sont présentés au musée de l'hôtel de ville. (+ d'infos sur la page du musée)

Au 10e siècle : début de l'épopée drapière

Les premiers ateliers de teinturiers s’installent le long des rives du Puchot. Le village s’est alors développé aux abords du cours d’eau autour d’une première église Saint-Etienne.

• Saint-Etienne
(classement Monument Historique en 1930)
Le choeur gothique avec sa toiture vernissée et son clocher à tour carrée du 18e siècle en sont les éléments les plus remarquables. L'édifice est orné de quinze vitraux du 16e siècle (classés Monuments Historiques).

• Saint-Jean
(classement Monument Historique en 1992)
D'inspiration gothique, la façade classique de l’église Saint-Jean présente des éléments de décoration baroque. Ses magnifiques vitraux datent du 16e siècle (classés Monument Historique).



La période des manufactures

La vocation drapière de la ville se précise au 16e siècle. Vers 1514, la corporation des tisserands (ou tisseurs) offre à l'église Saint-Etienne un vitrail, témoignage de la prospérité de cette corporation.
En 1667, Colbert donne l'impulsion définitive au développement de cette industrie en créant la Manufacture Royale de draps d'Elbeuf. Les règlements de cette Manufacture, véritable charte de qualité imposée aux drapiers, visent à améliorer la qualité de la production elbeuvienne pour la rendre plus compétitive sur le marché. Les manufactures prospèrent.

Aujourd'hui il reste quelques manufactures

  • La manufacture Clarenson
    (inscription Monument Historique en 1997)
    Cette manufacture est construite au 18e dans un style architectural normand caractéristique : tissage en pan-de-bois hourdé de brique.
  • La manufacture Charles Houiller
    (inscription Monument Historique en 1994)
    Cette manufacture de draps de laine a été construite au 18e siècle et surélevée au 19e siècle. Elle comprend trois ateliers en pan-de-bois sur cour et un logement patronal en façade de rue.
  • La manufacture Delarue
    (inscription Monument Historique en 1976 et 1993)
    Cette manufacture a été édifiée à la fin du 18e siècle. Une plaque commémore la visite de Bonaparte en 1802. Actuellement, l'édifice est reconverti en immeuble d'habitation.
  • Cette prospérité se traduit dans l'habitat. Des maisons à pans de bois sont construites. Les rues Guynemer et de la République ainsi que leurs environs en montrent de nombreux exemples. La plus célèbre reste la maison 1740 avec sa toiture en arbalète.



    Le 19e siècle : émergence et apogée de l'industrie drapière

    L’apparition de la machine à vapeur et de la mécanisation se traduit par les constructions d'usines. La cheminée devient rapidement l’emblème de la ville. Gasse et Canthelou, Fraenckel-Herzog, ainsi que Blin et Blin, toujours présentes sur notre territoire, témoignent de ce passé.

  • Gasse et Canthelou
    (inscription Monument Historique en 1994)
    A partir de 1840, l'arrivée du métier Jacquard a favorisé la production de draps de laine plus élaborés et les draps d'Elbeuf ont acquis une grande réputation pour l'originalité de leurs motifs et la grande qualité de leurs apprêts.
  • L'usine Fraenckel-Herzog
    (inscription Monument Historique en 1994)
    A la fin du 19e siècle, de nombreux fabricants du textile ont quitté l'Alsace après son annexion par l'Allemagne. Les familles Blin, Fraenckel, Herzog arrivent à Elbeuf sur Seine en 1871 avec une partie de leurs personnels. L'usine conserve aujourd'hui un vaste atelier construit en briques bicolores avec ossature métallique et grandes baies cintrées.

  • Blin et Blin, "l'usine ville"
    Créée en 1827 dans le Bas-Rhin, l'entreprise s'installe à Elbeuf sur Seine en 1871. Les Blin, père et fils, édifient une nouvelle usine au sud de la ville. Fonctionnelle et mécanisée à l'extrême, cette "usine-ville" compte jusqu'à 2000 ouvriers en 1922. L'usine a été reconvertie en logements et équipements publics en 1983 par les architectes Reichen et Robert.
  • Dans ce contexte de prospérité de l'activité textile à la fin du 19e siècle de nombreux édifices sont construits :

  • Hôtel de Ville,
    La construction de cet Hôtel de Ville est déclarée d'utilité publique par Napoléon III le 31 juillet 1865. Cependant, en raison de la guerre de 1870 les premiers occupants de l'édifice ont été les Prussiens ; la première réunion municipale ne s'y déroule que le 3 août 1871. L'édifice, d'inspiration italienne, est néo-classique.
  • Chambre de Commerce et d'Industrie d'Elbeuf sur Seine,
    L'édifice est construit en 1865 par la société dite "le Cercle des commerçants" au temps de la prospérité de l'industrie drapière d'Elbeuf. L'édifice est d'inspiration baroque. Au-dessus, le groupe sculpté représente la République, coiffée de lauriers et entourée de l'allégorie de l'Industrie et du Commerce.
  • Les industriels édifient des maisons de maîtres que l’on peut encore admirer cours Carnot dans le quartier de l’actuel lycée Maurois.
  • Le monument phare de cette période est surtout le « discrètement volumineux » Cirque Théâtre.
  • Construit en 1892 par une société privée, l'édifice, surmonté d'un dôme de 28 mètres de hauteur, est octogonal. L'ossature est une charpente métallique de structure légère et apparente reposant sur des colonnes en fonte. A l'origine, les annexes du Cirque Théâtre étaient importantes : écuries pour 35 chevaux, manèges, loges des artistes, arrière-scène, café-buvette, foyer, vestiaires …

    Le Cirque Théâtre d'Elbeuf a la particularité de posséder outre une piste de 13 mètres de diamètre, une scène à l'italienne de 14,50 m d'ouverture, configuration originale rare en Europe. C'est l'un des huit derniers cirques "en dur" existant actuellement en France. En 1942, le Cirque devient le Cinéma Eden après la destruction par des bombes incendiaires de l'ancien Cinéma. En 1957, le Cirque devient propriété communale et au début des années 60, il subit d'importantes transformations intérieures. Dès 1980, la municipalité a la volonté de faire revivre ce lieu resté magique dans la mémoire des habitants. En 1986, dans l'attente d'un projet de réhabilitation, la ville procède à des travaux qui visent à lui rendre son exceptionnel volume d'origine. La rénovation du Cirque-Théâtre d'Elbeuf est aujourd'hui inscrite dans le calendrier prévisionnel décidé par l'ensemble des partenaires publics. La réouverture du Cirque Théâtre est prévue pour 2005.

    1947-1960 la reconstruction d'après guerre

    La ville a payé un lourd tribu lors de la Seconde Guerre Mondiale. De nombreux bâtiments ont été détruits par des bombardements. Cette mémoire s'exprime au travers de la reconstruction notamment rue des Martyrs et place du Calvaire (rond point F.Mitterand). Dans le sillage du grand architecte Le Corbusier, Marcel Lods supervise les travaux de reconstruction et notamment le Cinéma Mercure et le pont Guynemer.

    1960-1975 les mutations urbaines

    Le quartier du Puchot est rénové afin de répondre au besoin énorme de la population en logements plus confortables. Il caractérise les années 1960, et rentre ainsi dans le patrimoine architectural du 20e siècle.

    Les années 80 : début de la réappropriation

    La réappropriation urbaine débute avec la réhabilitation de l'usine Blin et Blin transformée en logements et équipements publics par la ville et ses partenaires publics.

    La toiture vernissée de l'Eglise Saint-Etienne est restaurée.

    Le futur jardin René Youinou prend forme. Il marque symboliquement le travail d’embellissement des entrées de la ville.

    De la fin du 20e au début 21e siècle

    Des projets de réhabilitation en cours :

  • Le Cirque Théâtre
  • L'Eglise Saint-Jean (réfection de la toiture)
  • Les opérations menées dans le cadre de l'Opération de Renouvellement Urbain
  • L'Opération Programmée d’Amélioration de l’Habitat
  • Le plan lumière
  • Le plan trame bleue trame verte…
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