Elbeuf sur Seine s’investit dans le programme Territoire engagé pour la nature (TEN) et s’engage ainsi à développer un ensemble d’actions visant à améliorer la connaissance, la prise en compte, la gestion et la mobilisation autour de la biodiversité.

La libre évolution de la nature compte parmi les premiers dispositifs mis en place par la ville d’Elbeuf sur Seine. Il s’agit de laisser se développer un espace de nature sauvage pour que la faune et la flore retrouvent leur rythme et évoluent spontanément sans activité humaine (coupe de bois, pastoralisme, chasse, pêche, cueillette ou sports de nature).
Une parcelle de 18 hectares a été choisie au Mont-Duve, celle-ci inclus un sentier de randonnée qui fait une boucle de 1,7 km (environ 30 minutes de marche). Et comme il ne s’agit pas de mettre la forêt sous cloche, le sentier reste accessible au public. Les sentiers annexes ont été bouchés afin d’inciter les promeneurs à bien rester sur le chemin balisé.
En effet, sortir des sentiers revient à abîmer la végétation par le piétinement, à déranger la faune et fragiliser des habitats. Au sein de cet espace, les arbres morts sont laissés tels quels, sur pied ou au sol. Le bois mort accueille de nombreux insectes, champignons, mousses, lichens… et sert d’abri ou de nourriture à de nombreux animaux qui en dépendent pour vivre. La libre évolution de la nature est une alliée face aux aléas environnementaux. Cette pratique permet d’atténuer le réchauffement climatique, de freiner l’érosion des sols, de lutter contre les inondations, de protéger les ressources en eau, de maintenir la pollinisation et d’améliorer la qualité de l’air et des sols. Un suivi forestier scientifique, régulier et sur la durée, sera assuré pour évaluer les effets de la libre évolution.
Le bois mort est une richesse. 25% de la biodiversité forestière y trouve refuge (insectes, champignons et autres végétaux). Il est donc une ressource pour la biodiversité.
Les coléoptères saproxyliques (lucane cerf-volant, scarabée rhinocéros, cétoine dorée, grand capricorne…), larves comme adultes, utilisent les arbres morts, les souches, les branches mortes ou les cavités comme abris, lieux de reproduction et nourriture. En creusant des galeries dans le bois et en participant à sa décomposition, ces derniers contribuent au recyclage de la matière organique et au fonctionnement naturel de la forêt. En effet, en se décomposant, le bois enrichit le sol en nutriments et l’aide à retenir l’eau.
Nombre d’espèces dépendent du bois mort pour vivre. Un arbre mort, dont il ne reste que le tronc et laissé sur pied, est appelé une chandelle et se révèle le garde-manger privilégié des pics (pic épeiche, pic vert…).
Les chouettes hulottes vivent dans les cavités des arbres laissées par les branches mortes. Elles ne construisent jamais leur propre nid mais lui reste fidèle. De nombreux oiseaux et mammifères (écureuil, lérot…) profitent de ces cavités pour s’abriter, se reproduire ou élever leurs petits.
+ d’infos
Départ : rue de Bourgtheroulde, jardin Maubec (city-stade proche du viaduc)
Balisage bleu
Distance : 1,7 km
Durée approximative : 25-30 min