Le programme Territoire Engagé pour la Nature (TEN) est un ensemble d’actions visant à améliorer la connaissance, la prise en compte, la gestion et la mobilisation autour de la biodiversité.
Quelles actions sont inscrites dans le projet Territoire engagé pour la nature elbeuvien ?
Elbeuf sur Seine a obtenu ce label régional en février 2026. Son engagement vise à améliorer le cadre de vie des habitants ainsi que leur qualité de vie et leur santé mais aussi prévenir les risques environnementaux. Il s’agit d’agir directement en faveur de la biodiversité (fauche tardive, critères environnementaux dans les achats publics, zéro phyto pour les espaces verts, protection des habitats naturels…) mais aussi d’intégrer la biodiversité à l’ensemble des politiques publiques, de mobiliser les acteurs du territoire et sensibiliser pour favoriser une prise de conscience des dangers qui pèsent sur la biodiversité.

Biodiversité locale : sciences participatives
Durant toute la saison, les habitants sont invités à observer, recenser et mieux connaître les espèces animales et végétales qui les entourent… et contribuer à la recherche scientifique. Des sorties sont régulièrement proposées au public. Les protocoles d’observation peuvent prendre différentes formes : par exemple le suivi photographique des insectes pollinisateurs appelé SPIPOLL, suivi des oiseaux des jardins, observatoire des escargots, protocole moutarde pour compter les vers de terre ou encore observer et lister toutes les plantes spontanées d’une rue en vue de les identifier.
Le suivi faunistique peut permettre notamment d’assurer un suivi sur plusieurs années des aménagements créés ou préservés.
La libre évolution de la nature
Il s’agit de laisser se développer un espace de nature sauvage pour que la faune et la flore retrouvent leur rythme et évoluent spontanément sans activité humaine (coupe de bois, pastoralisme, chasse, pêche, cueillette ou sports de nature). Le concept est de ne plus envisager la nature comme une simple ressource mais de s’y intégrer. Les arbres morts sont laissés tels quels, pour qu’ils deviennent l’habitat d’autres organismes vivants.
Cet engagement permet d’atténuer le réchauffement climatique. Les forêts non cultivées ont une canopée dense, qui laisse peu passer la lumière, ce qui engendre une importante réflexion du rayonnement solaire et une faible évapo-transpiration au niveau du sol.
Le développement naturel de l’écosystème favorise la venue et la pérennité d’espèces animales, végétales et fongiques.
Un inventaire est en cours au Mont-Duve pour obtenir une base de référence qui servira à évaluer les effets de la libre évolution.
Un suivi forestier pour mesurer les impacts
La zone sanctuarisée a fait l’objet d’un inventaire préalable. Après quelques années sans présence ni intervention humaine, la réalisation d’un diagnostic forestier est envisagée en partenariat avec le Conservatoire des Espaces Naturels de Normandie et l’Office National des Forêts. Un suivi scientifique régulier sera réalisé tous les 4 à 5 ans.


Intégrer des végétaux locaux pour favoriser la faune et la flore normande
Limiter les espèces trop gourmandes en eau, non adaptées au climat local ou invasives, évite de fragiliser un ensemble interdépendant. Ceci est primordial pour la chaîne alimentaire (succession de végétaux et d’animaux où chacun est mangé par le suivant) car les êtres vivants dépendent les uns des autres.
La Ville s’engage à intégrer plus de végétal local dans le plan de fleurissement de la ville mais aussi dans le choix des arbustes. Cette gestion écologique des espaces verts vise à renforcer la biodiversité locale en favorisant les espèces végétales autochtones, à constituer la trame verte et bleue de la commune, à augmenter le nombre d’espèces végétales locales en milieu urbain, à créer des micro-habitats pour les insectes pollinisateurs, oiseaux et petits mammifères.
L’un des premiers secteurs à bénéficier de cet engagement sera Le Clos de la Bergerie au Buquet, autour de la mare.
Jardins nourriciers
Le Puchot dispose d’un verger partagé en cœur d’îlot, le Parc Saint-Cyr accueillera des plantations nourricières.
Le concept est de créer un espace où les végétaux seront comestibles pour l’homme mais aussi pour la faune locale. L’objectif est de créer un écosystème complet en utilisant des végétaux de toutes les strates (arborée, arbustive et herbacée) : installation de haies fruitières, plantations d’arbres et arbustes comestibles, refuges à faune et de zones mellifères.
Les habitants du quartier Saint-Cyr seront associés tout au long du projet : chantiers participatifs, ateliers de jardinage écologique, animations pédagogiques autour des fruits et de leur consommation, de l’alimentation durable et de la biodiversité…
Cet engagement vise à la préservation des sols, des insectes pollinisateurs et de la faune locale. Il devrait donc augmenter la biodiversité floristique et faunistique du quartier et favoriser la continuité écologique urbaine.
Accompagnement des habitants : aides et sensibilisation
Plusieurs dispositifs visent à entraîner les Elbeuviens dans cette dynamique pour la préservation de la biodiversité. On compte entre autres :
Les jardins partagés
Un programme annuel d’ateliers de jardinage et animations permet aux habitants de se former aux pratiques du jardinage durable et à la protection de la nature.
Faites de la ville votre jardin !
Le Permis de végétaliser est une autorisation attribuée aux habitants qui souhaitent planter et entretenir une portion de l’espace public. Cette démarche participe à l’embellissement de la ville, est utile aux pollinisateurs et contribue au continuum écologique.
Les sciences participatives contribuent à l’inventaire de la biodiversité locale. Elles contribuent au changement de regard et donc, de pratiques au quotidien.
Tri et réduction des déchets
Corbeilles de tri dans l’espace public et lors d’événements, Brigade du tri (habitants volontaires pour transmettre les bonnes pratiques), opérations de nettoyage de la nature et depuis mai 2026, collecte sélective des déchets alimentaires … des déchets bien triés évitent l’ingestion par les animaux sauvages et les poissons !
Compostage
Nourrir la terre pour améliorer ses récoltes grâce aux insectes ! Pratiqué dans les écoles, encouragé pour les habitants de maison avec jardin, cette pratique s’inscrit dans un cercle vertueux.
Mise à disposition d’un broyeur de végétaux pour éviter la production de déchets à collecter et à traiter. Les copeaux obtenus permettent de pailler les plantes (moins d’arrosage et de désherbage pour le jardinier, abri et nourriture pour les insectes). Avec le temps, la décomposition du broyat enrichi le sol.



+ d’infos
Contactez le service Participation des habitants au 02 32 96 90 14 (Atelier 23)