Un as de la boucherie

Armand Chéron Un as de la boucherie

Armand Chéron Un as de la boucherieBrillant apprenti, le jeune Armand Chéron tient désormais une boucherie-charcuterie avec son père rue du Neubourg. Son signe distinctif ? C’est une « bête » de concours, un passionné de challenge.

La préparation, l’ambiance des concours, la performance, la quête du geste parfait, de la réalisation idéale… À seulement 20 ans, Armand Chéron, passionné par son métier de charcutier-boucher, est totalement accro aux concours professionnels. Et il se défend plutôt bien. « Quand j’étais au CFA de Val de Reuil, mes professeurs m’ont inscrit au concours du meilleur apprenti de France. C’était en 2015. Ça a été le déclic. Je suis arrivé premier dans le département de l’Eure. J’ai ensuite représenté la Normandie au concours national et suis arrivé troisième. » Belle prestation. Et ce n’était qu’un début.

Sa dernière compétition ? Les Olympiades 2018. Médaille d’or au niveau régional à Caen en avril, il intègre l’équipe de Normandie afin de représenter le savoir-faire boucher normand lors de la finale nationale : trois jours de compétition. Commence alors la préparation. Entraînements physiques et mentaux avec les 61 autres artisans normands en lice (autres métiers), sport et « travail de boucherie ». « Cette épreuve est très physique et il faut absolument savoir gérer son stress. Je cours donc beaucoup, je fais du vélo, je marche. » Côté technique, Armand suit les conseils d’un de ses anciens professeurs de Val de Reuil, apprend auprès de confrères à Evreux et à La Fierté Fresnel notamment et s’entraîne sans relâche dans le laboratoire de la boucherie qu’il tient avec son père rue du Neubourg.

Une médaille d’excellence aux Olympiades 2018

« Nous sommes jugés sur les coupes, la gestion de la perte, l’hygiène, la décoration. Pour la déco, nous devons savoir travailler le gras, le végétal, l’os. » Roses en pâte de graisse, fleurs de légumes, Tour Eiffel, cheminée, épée et autres blasons en os sculptés… Outre la découpe des différents morceaux de viande, les savoir-faire des jeunes artisans bouchers doivent donc être nombreux. Doué et bosseur, Armand Chéron a vu son travail récompensé lors de la finale des Olympiades en décembre en obtenant la médaille d’excellence. La Normandie est repartie avec 33 médailles au total. Belle performance.

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