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Sur les 1600 hectares que compte la ville, seuls 400 hectares
sont urbanisés. Les 1200 hectares restant sont couverts par des
espaces forestiers ou des plans d’eau. Le bleu et le vert (ainsi
que toutes les couleurs chatoyantes dont se pare la forêt au cours
des saisons) dominent sur le paysage elbeuvien.
L’atout forestier
Elbeuf
sur Seine est adossée à un domaine forestier qui s’étend
sur les « plateaux ». Cet atout forestier omniprésent
qui s’offre au regard depuis la ville peut être arpenté
via les chemins de randonnées. La ville compte également
des parcs et jardins, véritables espaces de détentes verts.
Partir à la découverte : les chemins de randonnée
Si
Elbeuf sur Seine est entouré d’une forêt si majestueuse,
c’est pour qu’elle puisse être admirée et observée.
Des chemins de randonnée ont été mis en place afin
de permettre à chacun, randonneur expérimenté ou
baladeur occasionnel, de partir à la découverte de ce patrimoine
environnemental. Retrouvez tous les chemins de randonnée dans la
rubrique sport.
La malle aux trésors arboricoles du jardin de l’hôtel
de ville
Les habitués des promenades dans le jardin de l’hôtel
de ville ou ceux qui passent simplement devant ne se doutent pas forcément
que ce parc recèle des arbres plus majestueux les uns que les autres,
et des essences rares. Acheté en 1864, le terrain d’implantation
de ce qui est alors un projet de « nouvelle » mairie, mesure
aujourd’hui 1300m². 59 arbres de 19 espèces différentes
y sont dénombrés. Parmi les plus remarquables peuvent être
retenus :
deux séquoias géants
les érables de Capadocce
les marroniers d'Indes
Un arbre rare : le Chêne à la vierge
Sur la côte Saint Auct (l’un des plus beaux
points de vues sur la ville et ses environs) au bout de la rue Arthur
Hulme, en s’enfonçant dans la forêt par le chemin pédestre,
le promeneur pourra découvrir le Chêne à la vierge.
Cette arbre a été élevé au rang des arbres
remarquables de France le 22 novembre 2003.
Le projet trame verte trame bleue
Afin de valoriser l’atout forestier en lien avec
la Seine, un projet intitulé « trame verte, trame bleue »
est en cours d’élaboration à la communauté
d’agglomération Elbeuf Boucle de Seine.
Une des plus belles boucles de la Seine
Elbeuf sur
Seine est blottie au creux d’un des plus beaux méandres de
la Seine. Le fleuve et l’eau marquent la ville de leurs empreintes.
Ainsi l’épopée drapière de la ville débute
autour du petit cours d’eau du Puchot.
Paroles d’auteurs
De nombreux auteur ont écrit sur le paysage elbeuvien et la présence
de la Seine.
Arthur Young , dans “Voyages en France” (1793), relate son passage dans la ville :
[…] J’arrive dans un des pays les plus riches de la France,
et même de l’Europe. Il y a très peu de perspectives
aussi belles que celles d’Elbeuf, de l’éminence au-dessus
de la ville, qui est fort élevée. Vous voyez la ville à
vos pieds ; d’un côté la Seine offre une largeur superbe,
entrecoupée d’îles, de bouquets de bois, et de l’autre
un vaste amphithéâtre de coteaux couverts d’arbres
qui environnent le tout […].
Alexandre Guilmeth , dans son “Histoire d’Elbeuf” (1842),
décrit ainsi la ville :
[…] Bâtie sur la rive gauche de la Seine, au bord et sur
le repli d’un des grands coudes ou circuits que la capricieuse rivière
décrit si souvent dans son cours, la ville d’Elbeuf, protégée
à l’Orient et au Nord par la large ceinture du fleuve, est
abritée, au couchant et au midi, par de hautes et riantes collines
que couronnent au loin de vastes bois […].
André Maurois, dans ses “Mémoires”(1942), raconte :
[…] Au cours de nos promenades, chaque fois que, du haut des
collines, nous découvrions la ville d’Elbeuf allongée
au bord de la Seine, j’éprouvais un choc de plaisir. Une
chaîne de falaises crayeuses, couronnées de prairies et de
bois, bordait la courbe gracieuse du fleuve qu’encadraient, sur
l’autre rive, des peupliers et des saules. De la ville montaient
d’innombrables cheminées, minces, effilées, minarets
païens et laborieux, d’où sortaient des colonnes de
fumée. Les réservoirs d’eau verte brillaient parmi
les toits de tuile ou d’ardoise. Pour nous, c’était
un jeu que de chercher, parmi tant de maisons et d’usines, la fabrique,
qui était celle de mon père […].
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