Une ville dynamique et chaleureuse
Une ville accueillante et plaisante
Une ville solidaire
Petite histoire de la ville

Petite histoire de la ville

>Les origines >Du Duché de Normandie... au Duché d'Elbeuf >Des drapiers aux manufacturiers >La Révolution Industrielle à Elbeuf >L'arrivée des Alsaciens >Le Déclin de l'industrie textile >Une profonde reconversion industrielle >Le temps des mutations urbaines >Une Ville d’art et d’histoire

Les origines

D'importantes découvertes archéologiques, outils et armes de pierre permettent d'attester l'occupation du site d'Elbeuf dès le paléolithique.
L'existence d'un cours d'eau le «Puchot» est probablement un élément déterminant de l'installation de populations sédentaires.
Durant la période gallo-romaine, la présence d'une agglomération à vocation commerciale est confirmée par l'Itinéraire d'Antonin, liste de routes romaines qui situe cette cité UGGADE le long d'une voie antique reliant Paris à Rouen par la rive gauche de la Seine, sur le territoire de la ville actuelle de Caudebec Lès Elbeuf.

Du Duché de Normandie... au Duché d'Elbeuf

Ce n'est qu'au Xème siècle qu'apparaît la première mention écrite d'Elbeuf sous la forme «Wellebou», dans une Charte de Richard 1er de Normandie. Le village s'est alors développé autour d'une première église Saint Etienne et aux abords du Puchot. Après avoir fait partie du domaine particulier des Ducs de Normandie, Elbeuf appartient successivement aux maisons de Vexin-Valois et de Meulan. En 1203, elle passe à la famille d'Harcourt et devient baronnie en 1205. En 1417, en épousant Antoine de Vaudemont, seigneur lorrain, Marie d'Harcourt fonde la 3ème dynastie des seigneurs elbeuviens. La baronnie devient marquisat en 1564 et duché en 1581 jusqu'au dernier descendant de la maison de Lorraine, Charles Eugène qui l'abandonne à la Révolution après avoir émigré en Autriche.

Des drapiers aux manufacturiers

La vocation drapière de la ville se précise. Vers 1514, la corporation des tisserands (ou tisseurs) offre à l'église Saint Etienne un vitrail, que l'on peut voir encore aujourd'hui. Ce don est la marque de leur influence grandissante dans la vie de la paroisse et de la cité. En 1667, Colbert donne l'impulsion définitive au développement de cette industrie en créant la Manufacture Royale de draps d'Elbeuf.

Les règlements de cette Manufacture, véritable charte de qualité imposée aux drapiers, visent à améliorer la qualité de la production elbeuvienne pour la rendre plus compétitive sur le marché européen. Le système doit répondre à l'objectif essentiel du Ministre qui est d'accroître les finances de l'Etat par le commerce extérieur. Deux familles de fabricants protestants les Lemonnier et les Lecointe apportent leur appui au Ministre. Malgré leur départ en 1685 à la révocation de l'Edit de Nantes, la relève est assurée. Dès 1693 on compte 37 maîtres drapiers qui occupent une main d’œuvre abondante de salariés à domicile (fileurs, tisserands) originaires de la ville, de son agglomération proche et des plateaux environnants. Jean-Nicolas Lefebvre, premier maire de la cité, est nommé par le Duc en 1768. Elbeuf compte alors près de 5 000 habitants. C'est un Edit royal de 1771 qui impose à la ville la création d'un office de maire et de trois offices parmi lesquels un procureur syndic, un greffier et un receveur. A ceux-ci s'ajoutent quatre échevins et dix notables pour composer le conseil extraordinaire. En 1790, Pierre Lingois, notaire à Elbeuf, devient le premier maire élu de la ville.

La Révolution Industrielle à Elbeuf

Les commandes de drap uni pour les militaires, de nouveaux procédés mécaniques, une diversification de la production (tissus à dessins) sont les causes d'une croissance rapide de l'activité industrielle qui se maintient jusqu'à la fin du Second Empire. L'explosion démographique liée à la concentration de la main d’œuvre dans la ville, près des manufactures, est à l'origine d'un important bouleversement de la vie urbaine durant cette première moitié du XIXe siècle. Les conditions de vie difficiles des quartiers ouvriers favorisent le développement des épidémies. Le choléra apparaît à plusieurs reprises en 1832, 1849 et 1866. Les habitations et fabriques en bois sont la proie de nombreux incendies. D'importants travaux d'assainissement et de voirie sont alors entrepris par l'administration municipale

L'arrivée des Alsaciens

En 1871, l'Alsace est annexée par l'Allemagne. Facteurs économiques et politiques expliquent le choix que font certains manufacturiers alsaciens d'émigrer vers les régions restées françaises. Arrivés de Bischwiller avec une partie de leur personnel, les Blin, Fraenckel, Herzog, Weill... créent d'emblée des conditions de production différentes. Grandes unités accueillant plus de 1000 ouvriers, nouveautés techniques et usage généralisé de l'électricité permettent à l'industrie elbeuvienne d'aborder une nouvelle période de croissance.

Dans la seconde moitié du XIXe siècle, c'est au sud de la Grande Traverse (voie reliant les extrémités du bourg de la rue Arthur Hulme à la place du Calvaire) que s'étend la ville en raison de l'attrait de la future gare.

Le Déclin de l'industrie textile

Durant la Première Guerre Mondiale, la production se maintient grâce aux fortes commandes militaires. Mais le secteur textile est en déclin sous l'effet entre autre de la concurrence étrangère. Les patrons de souche elbeuvienne sont les premiers touchés. Débute la Seconde Guerre Mondiale, la ville est occupée, les usines sous contrôle de l'autorité allemande, l'activité est en sommeil. Mais l'industrie textile ne reprend pas. De 1952 à 1975, 39 usines ferment leurs portes, marquant la disparition définitive du drap d'Elbeuf.

Une profonde reconversion industrielle

Après la Seconde Guerre Mondiale, de grands groupes industriels choisissent d'installer leurs usines dans l'agglomération, soutenus par le Ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme, dans le cadre de sa politique d'aménagement du territoire : par exemple Rhône Poulenc en 1946, Renault en 1958. Désormais, le développement de la ville est étroitement lié à celui de son agglomération. C'est pourquoi la coopération entre les communes se renforce progressivement pour aboutir en 1991 à la création d'un District composé de dix communes. De son côté, Elbeuf sur Seine conforte sa position de ville centre en accueillant de nombreux services destinés à l'ensemble de l'agglomération.

Le temps des mutations urbaines

A partir du début des années 80, ces mutations économiques se traduisent sur le plan urbain par la reconversion des friches industrielles. Grâce à une opération de Développement Social des Quartiers, les grands ensembles du Puchot, construits entre 1960 et 1970, sont réhabilités à partir de 1990. La restauration des maisons à colombages du centre historique, ainsi que la réalisation d'un complexe polyvalent, Espace Franklin contribuent à redonner un cœur attractif au centre ville. Pour parachever ces mutations urbaines, les entrées de ville ont récemment fait l'objet d'un traitement soigné. Rue Boucher de Perthes notamment, un ancien site industriel a été remplacé par un jardin public. Le jardin de la source (aujourd’hui jardin R Youinou) s'ajoute aux autres aménagements déjà opérés dans ce secteur notamment la réalisation d'une résidence pour personnes âgées, à la conception architecturale innovante, dans l'ancien hôpital (opération SEPIA).

Une Ville d’art et d’histoire

Les efforts entrepris pour valoriser le patrimoine humain et architectural de la ville ont permis à la commune d’obtenir le label exigeant de Ville d’art et d’histoire depuis 2004. Ce label de qualité (seules 90 villes françaises appartiennent à ce cercle) va dans le sens de la dynamique à l’œuvre dans les autres secteurs (atout formation, culture et loisirs pour tous, dynamiques associatives et commerciales…) qui font d’Elbeuf sur Seine une ville dynamique et chaleureuse, accueillante et plaisante, solidaire.

 

© Mairie d'Elbeuf sur Seine 2004 | Crédits | Nous contacter