Accueillir les jeunes enfants, proposer des services
de proximité aux personnes âgées, aider les familles
en difficulté, écouter les adolescents, accompagner les
personnes vers l'emploi. Telles sont quelques-unes des missions que le
Centre Communal d'Action Sociale (CCAS) accomplit pour le compte de la
ville, avec un maître mot : solidarité. Petit aperçu
de ce travail de terrain au service de tous les Elbeuviens.
Chaque habitant fréquente un jour ou l'autre le
CCAS. Cet établissement public communal autonome est en effet sur
tous les fronts et propose un éventail complet de services sociaux.
Nous sommes à la disposition des familles, de la naissance
à leur grand âge, résume son directeur Christian
Cambour. Financé par la mairie, le CCAS perçoit aussi des
subventions du Département 76, du Conseil Régional, de l'Etat,
sans oublier des ressources propres. Ce budget lui permet de mettre en
place des actions en faveur de publics variés et de disposer d'un
personnel qualifié, agents administratifs et professionnels qui
exercent différents métiers du secteur médico-social.
Cinq axes
Le travail du CCAS s'articule autour de cinq volets distincts
: la petite enfance et l'enfance, l'adolescence et les jeunes adultes,
les familles, les personnes âgées et l'emploi.
Concernant les seniors, il a ainsi en gestion directe deux résidences
de personnes âgées (quartier Blin et rue du Sud) et contribue
au maintien à domicile des aînés
par le biais de plusieurs services : aides ménagères,
télé assistance, petit dépannage et transport. Il
leur propose aussi des animations : thés dansants, repas de
fin dannée, saucisses frites. Le CCAS s'est également
investi dans le domaine de l'emploi, de l'insertion professionnelle et
de la formation, avec le Pôle Insertion Emploi (voir
article).
Cohésion sociale
En lien avec d'autres partenaires sociaux locaux, le CCAS
joue un rôle essentiel en matière de lutte contre l'exclusion,
grâce notamment à ses services de prévention générale
et spécialisée. Autre volet de l'équipe : constituer
des dossiers de demandes d'aides sociales et s'efforcer de les orienter
au mieux selon le problème rencontré. Nous avons beaucoup
élargi notre activité au fil du temps conclut Christian
Cambour, mais cela correspondait une réelle attente des personnes.
Si nous pouvons leur faciliter la vie, c'est positif.
La prévention au quotidien
Zoom sur les services de prévention du CCAS.
Un mercredi après-midi où le soleil est
au rendez-vous. Sophia, éducatrice de prévention spécialisée,
arrive dans le quartier Saint Cyr. Un groupe de petites filles vient l'embrasser.
Puis c'est au tour d'une maman de la saluer. On finit par connaître
tout le monde, confie l'éducatrice, qui s'occupe plus spécifiquement
de la parentalité. Avec son collègue Antoine, qui axe son
travail sur les jeunes, Sophia est très présente sur tous
les quartiers de la ville.
Nous sommes à 80% sur le terrain. On rencontre des mères,
des enfants, des jeunes, des personnes âgées à des
moments propices : le mercredi, le soir,
les week-ends, sur les aires de jeux, les bancs, dans les cages d'escaliers.
Parole
Une fois un climat de confiance établi, l'équipe
d'éducateurs intervient soit directement sur place ; soit
sur rendez-vous à sa permanence, pour des problèmes variables
selon les personnes et les quartiers : difficultés sociales
et/ou financières, conflits interculturels ou intra-familiaux,
alcoolisme, incivilités. Là, on écoute leurs
demandes, leurs besoins et on cherche à apporter des réponses.
Ce travail est mené de concert avec les partenaires locaux :
assistantes sociales par exemple, mais aussi centres de loisirs ou police
municipale.
Respect de l'autre
Autre endroit, autre forme de prévention :
la structure d'accueil du cours Carnot. Ouverte aux 16-25 ans, elle est
gérée par le service de prévention générale.
Il n'a pas la même approche du terrain que l'équipe
de prévention spécialisée explique Laurence
Cordebar, la conseillère socio-éducative à la tête
des deux services. L'ambiance y est détendue. Il y en a pour
tous les goûts avec musculation, billard, jeux vidéos, salle
de projection indique un des éducateurs, Jean-Luc. L'idée
est de proposer un lieu d'accueil et d'écoute, avec un brassage
social et culturel, où chacun doit respecter des règles
de vie.
Donner l'impulsion
Djibi, 23 ans, habitant des Mesliers, fréquente
ainsi l'endroit quotidiennement pour voir les copains, discuter
avec les animateurs, entretenir ma forme avec la muscu. Parallèlement,
le service de prévention générale assure aussi des
permanences dans ses bureaux, rue Guynemer. L'important est finalement
de donner l'impulsion pour que des situations parfois figées depuis
très longtemps puissent enfin évoluer.
>> Service de prévention générale,
72 rue Guynemer. Tél. 02 35 81 06 97.
Ouverture du lundi au vendredi de 8h30 à 12h15 et de 14h à
17h.
>> Service de prévention spécialisée. Tél.
02 35 81 17 30.
>> Structure d'accueil ouverte aux 16/25 ans de l'Aglo, cours
Carnot.
Tél. 02 35 81 80 89.
Inscription gratuite sur présentation d'une pièce d'identité.
Ouverture en semaine à partir de 16h jusqu'à 19h (23h
le vendredi),
le samedi de 15h à 19h et pendant les vacances scolaires
Ils ont poussé la porte du pôle
Virginie, 30 ans
Je viens ici régulièrement depuis
un an. Quand je me suis installée à Elbeuf avec mon ami
il y a huit ans, j'ai commencé à chercher du travail. J'avais
un bac pro secrétariat en poche et j'avais fait quelques stages.
J'ai eu des contrats mais j'ai connu aussi quelques déboires, dont
un licenciement économique. J'ai dû alors reprendre des démarches
et je me suis entre autres inscrite au pôle. J'ai tout de suite
été mise à l'aise. L'équipe est sympa ; le
système mis au point intéressant, avec entretien, mise à
jour du CV et sa diffusion aux sociétés d'intérim.
C'est aussi formateur car on analyse nos points forts et faibles.
Grâce au pôle, j'ai trouvé plusieurs missions
intérimaires en secrétariat, dans des secteurs différents
: papeterie, automobile. Quand
j'ai fini un contrat, je retourne au pôle.
On actualise mon CV et il est rediffusé aux agences d'intérim.
Bien sûr, j'aimerais bien trouver un emploi sur le long terme mais
comme ça, je multiplie les expériences et je reste dans
le circuit du monde du travail
Alexandre, 23 ans
C'est la première fois que je viens. Avec
la personne qui m'a reçu, on a fait un peu un bilan. J'ai arrêté
mes études en quatrième et je n'ai donc pas vraiment de
formation. Mais j'ai une expérience d'intérimaire manutentionnaire.
Là, elle me conseille de voir avec l'ANPE et l'AFPA pour une formation
de carreleur, car ce travail m'intéresserait. On a aussi revu mon
CV pour qu'elle puisse me trouver un travail en attendant. J'ai été
bien reçu et j'espère que
ça va m'aider pour la suite
Le Pôle emploi :
accompagner les personnes dans leur démarche d'insertion
Situé en plein cur du quartier Blin, ce pôle
reçoit l'ensemble des demandeurs d'emploi elbeuviens qui le souhaitent.
Il assure également le suivi de bénéficiaires du
Revenu Minimum d'Insertion (RMI).
Nous sommes là avant tout pour accueillir et écouter,
soulignent les cinq interlocutrices de l'équipe. Nous demandons
aux personnes qui viennent nous voir de nous expliquer leur situation
et elles repartent toujours avec une réponse.
Concernant l'aide à l'emploi, le rôle du pôle est de
soutenir et d'orienter les demandeurs dans leurs démarches. Il
nous faut établir leur profil : cerner leurs capacités et
leurs compétences, connaître aussi leurs expériences
et les formations éventuelles qu'ils sont prêts à
suivre.
Aide personnalisée
Ce travail est mené en étroite collaboration
avec les autres travailleurs sociaux du CCAS ainsi que les associations
et partenaires locaux (Mission locale, ANPE, agences de travail intérimaires,
etc.) afin de s'informer des offres d'emploi et
de constituer des fichiers.
En fonction des besoins de chacun, une aide plus spécifique peut
être proposée, par exemple un accompagnement à la
réalisation d'un CV ou à l'élaboration d'une lettre
de motivation. Mais c'est un soutien et non pas de l'assistanat
précise l'équipe. Il est important que les demandeurs
apprennent à se prendre en charge.
Chaque année, le pôle enregistre de nouvelles inscriptions
:
149 en 2005. Le public est très mixte, avec un large panel d'âges,
de culture, de sexe et de nationalité. Beaucoup de personnes
ont perdu leur emploi depuis peu et ne veulent pas se couper du monde
du travail ou, au contraire, sont en recherche depuis des années.
L'équipe note aussi : nous recevons de plus en plus de jeunes
qui n'ont jamais travaillé ou des femmes
de 40-50 ans qui se séparent de leur conjoint et doivent
vite trouver un emploi
Lutter contre la précarité
Grâce au pôle, 167 placements professionnels
ont pu avoir lieu au cours de l'année 2005 : 23 contrats à
durée indéterminée, 55 contrats à durée
déterminée, 46 contrats de travail temporaire, 43 autres
types de contrats.
Le second domaine de compétence du pôle est le suivi des
bénéficiaires elbeuviens du RMI pour lesquels il est missionné.
Près de 200 personnes sont ainsi accompagnées au quotidien.
Cinq volets sont pris en compte : l'emploi, la formation, la santé,
le logement et l'insertion sociale. Il y a beaucoup de détresse
morale indiquent les interlocutrices, le dialogue aide beaucoup
à faire avancer les choses et à établir un climat
de confiance. La coordination avec le secteur local social est aussi
essentielle pour trouver des solutions qui améliorent la vie des
bénéficiaires.
Pôle insertion emploi du CCAS
2 Square des Tisserands. Tél. 02 35 77 32 10.
Ouverture du lundi au jeudi de 8h30 à 12h et de 13h30 à
17h , le vendredi de 8h30 à 12h
Uniquement réservé aux Elbeuviens (inscrits à
l'ANPE pour les demandeurs d'emploi).
Borne informatique de consultation
des annonces à la disposition du public.
Petite Enfance
Le CCAS est également en charge de ce secteur.
Il gère ainsi quatre structures d'accueil dans la ville : deux
crèches (rue du Thuit Anger) dont l'une en horaires décalés
(5h30 à 22h), et deux halte-garderies (rue du Thuit Anger et Parc
Saint Cyr). Ces structures connaissent une hausse constante de fréquentation.
Pour assurer leur bon fonctionnement, une équipe de 38 personnes
s'affaire. 74% de l'effectif encadrant des enfants est diplômé.
Nous avons aussi mis en place une politique de formation continue,
explique Thierry Ponchelle, responsable du secteur Petite Enfance.
En terme de prévention, deux psychomotriciennes interviennent à
raison
d'une demi-journée par structure auprès des enfants et des
familles pour mener
des actions et prodiguer des conseils.
>> Services de la Petite Enfance,
1 rue du Thuit Anger.
Tél. 02 35 77 97 54
Le CCAS en chiffres
1 058 500€ de subvention lui ont été
alloués par la ville pour l'année 2006, sur un budget
global de 3 000 000 d'€
92 personnes au total y travaillent
47 jeunes ont séjourné au foyer de jeunes
travailleurs durant l'année 2005
1930 personnes ont été inscrites au pôle
insertion emploi depuis sa création et 1854 solutions professionnelles
ont été trouvées
234 curriculum vitae ont été établis
ou réactualisés au pôle insertion emploi en 2005
2531 dossiers de RMI ont été instruits
depuis l'année 1989, dont 117 en 2005
69 familles sont suivies par le service de prévention
spécialisée, dont 165 enfants
72 personnes âgées étaient équipées
d'appareils de télé assistance sur l'ensemble de la ville
en 2005
393 transports de personnes âgées ont
été assurés en 2005
58 foyers (une ou plusieurs personnes) ont bénéficié
en 2005 du fond de solidarité logement ; 38 foyers du fonds de
solidarité énergie ; 14 foyers du fonds de solidarité
pour l'eau. Ces aides leur ont permis de payer leurs factures.
62 foyers (une ou plusieurs personnes) ont fait l'objet
d'aide sociale en 2005.
Le Centre Communal dAction Sociale - CCAS
72 rue Guynemer. Tél. 02 35 81 06 97.
Ouverture du lundi au jeudi de 8h30 à 12h15 et
de 13h15 à 17h, le vendredi de 8h30 à 12h15 et de 13h15
à 16h30.