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Un patrimoine exceptionnel à préserver

Publié le 3 décembre 2017

Lors de la signature de la convention le 2 décembre, l'organiste a joué une oeuvre de Lefébure-Weli. Cet organiste et compositeur français, grand ami de Cavaillé-Coll, avait lui-même inauguré l'orgue de l'église Saint Jean en 1857.

La Ville, l'association diocésaine de Rouen et Les Amis des orgues d'Elbeuf ont signé samedi 2 décembre une convention sur l'entretien des six orgues elbeuviens.

Pour préserver ces instruments de grande qualité et les faire vivre, deux entretiens annuels réalisés par un facteur d'orgue sont nécessaires. Des visites qui comprennent la révision des souffleries, la révision de la mécanique générale, la reprise de l'accord des fonds et de l'accord des anches. C'est à l'association Les Amis des orgues d'Elbeuf qu'a été confié la tâche de gérer ces entretiens cofinancés par la Ville et l’association diocésaine de Rouen. « Nous travaillons avec un facteur reconnu, l’un des spécialistes français des orgues Cavaillé-Coll, Denis Lacorre , souligne Jean-Alain Couette, président des Amis des orgues.  Des organistes du monde entier s’intéressent aux orgues d’Elbeuf. C'est un patrimoine exceptionnel dont nous devons prendre soin. »

Trois églises, six orgues 

Chacune des églises de la ville abritent un orgue de tribune (grand orgue) et un orgue de chœur. Excepté l’orgue de chœur de l’église Saint Jean, ils ont tous un lien avec le grand facteur d’orgues du XIXe siècle : Aristide Cavaillé-Coll. « Cet homme a joué un rôle essentiel en France puisqu’il a réussi à redonner leurs lettres de noblesse aux orgues, malmenés depuis la Révolution.  »

Tandis que les deux orgues de l’Immaculée conception et l’orgue de chœur de Saint Étienne sont construits de toutes pièces par ce fameux Cavaillé-Coll, ce dernier restaure et reconstruit les deux autres grandes orgues d’Elbeuf sur Seine. Des interventions datées entre 1857 et 1898. « C’est ce qui explique que ces instruments, même s’ils sont d’époques différentes, soient tous adaptés au répertoire romantique et symphonique, car c’est ce courant musical qui dominait lorsque Cavaillé-Coll est venu à Elbeuf.  »

Achetées à l’État au XIXe siècle par les conseils de Fabrique de chacune des paroisses, les grandes orgues de Saint-Étienne et de Saint-Jean proviennent de Rouen. Le premier, datant du XVIe siècle et issu de l’église Saint-Étienne des Tonneliers, aurait été construit par un facteur d’orgue de renom, Clicquot. Le second, datant du XVIIIe siècle, était celui du couvent des Carmes. Il est aujourd’hui classé au titre des Monuments historiques.

L’Orgue de Choeur de Saint Jean a lui été construit par John Abbey (facteur d’orgue anglais) au XIXe siècle.

Un patrimoine à partager

La signature de cette convention permet ainsi d’assurer la préservation de ce patrimoine mais aussi leur valorisation auprès des Elbeuviens lors de concerts ou de visites. « Je suis content de savoir que des écoles vont pouvoir découvrir ce patrimoine, écouter le son incroyable de ces instruments  », souligne le maire, Djoudé Merabet. Il est important que ce patrimoine exceptionnel soit présenté, expliqué au plus grand nombre et notamment aux Elbeuviens.  »

 

Les orgues

Les orgues sont des instruments à un ou plusieurs claviers, à vent et à tuyaux. L’orgue de tribune, aussi appelé grand orgue ou grandes orgues, est plus richement doté de jeux harmoniques différents : 40 jeux sur trois claviers à saint Jean, par exemple. C’est lui qui interprète les œuvres du répertoire. L’orgue de chœur, situé dans la partie de l’église dont il porte le nom, était lui destiné à accompagner les chantres et les chœurs.